L’art nouveau

J’aime regarder l’architecture Art nouveau. J’y vois quelque chose d’accueillant.

Les lignes ne sont pas toutes droites, elles ondulent, s’enroulent et se prolongent, comme si elles étaient vivantes. On y retrouve les mouvements de la nature, des tiges et des fleurs. C’est une architecture fluide et travaillée en même temps. Rien n'est laissé au hasard.

Le fer est adouci par ses formes.

Et toute l’imagination qu’il y a derrière me fascine. Se dire que quelqu’un a imaginé ces escaliers, dessiné des fleurs et pensé qu’un balcon pourrait ressembler à une plante grimpante. Et que d’autres, avec leurs mains et leur savoir-faire, ont donné forme à toutes ces idées.

J’aime cette liberté d’expression. Ne pas se limiter à ce qui est nécessaire ou raisonnable. Laisser place à la fantaisie, même dans les éléments les plus ordinaires d’une maison.

J’aime m’asseoir sur un banc devant une façade et en observer les détails. Toute cette ferronnerie transformée en œuvre d’art.

Et je me demande pourquoi nous ne construisons plus de maisons comme celles-là.

Est-ce une question de coût, de savoir-faire ou de temps ? Ou est-ce que notre manière de voir la beauté a changé ?

Toutes les maisons d’autrefois n’étaient pas des chefs-d’œuvre. Et l’architecture contemporaine peut être belle aussi. Mais je regrette cette fantaisie, cette liberté de donner du mouvement à ce qui ne bouge pas.

On continue de s’émerveiller devant des bâtiments construits il y a plus d’un siècle. On les photographie et on traverse des villes entières pour les admirer.

Dans mille ans, qu'aurons-nous construit entre-temps qui mérite à son tour d'être contemplé ?

Sixtine

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