J’aime beaucoup de choses.
J’aime la mode, la beauté, les parfums, la photographie, les images, les objets... Je peux passer beaucoup trop de temps à chercher une paire de chaussures, à surfer sur le net, à dénicher des choses dont je n’avais pas besoin et, le lendemain, avoir simplement envie de photographier une lumière sur un mur.
Les réseaux sociaux sont intéressants pour montrer des choses, mais j’avais envie d’un endroit où je puisse prendre le temps de les raconter et d’écrire simplement.
Un endroit qui ne disparaisse pas au rythme d’un fil d’actualité. Où je puisse écrire, parler d’un vêtement, d’un parfum, d’un lieu ou de quelque chose d’autre sans avoir à me demander comment ça s’insère dans le reste.
Je crois que c’est surtout ça dont j’avais envie.
The Faded Lineage existait déjà en moi, mais ce blog lui donne une autre dimension.
Il y aura des choses très réfléchies et d’autres moins.
C’est peut-être ce qui me plaît le plus. Cette sensation de liberté.
Tout ce qui se retrouvera ici aura au moins une chose en commun : ça aura, à un moment ou à un autre, traversé ma cervelle, et j’aurai eu envie de le partager.
Et si vous êtes arrivés jusqu’ici, alors vous êtes les bienvenus.
Sixtine
La première image qui m’est venue lorsque j’ai imaginé The Faded Lineage était une vague.
Elle venait d’une photographie que j’avais prise de mon livre Les Vagues de Virginia Woolf. Sur la couverture de cette édition Folio apparaît un morceau de La Vague à Diélette, peinte apparemment par Alphonse Osbert en 1890.
Cette image contenait déjà, sans que je sache encore le formuler, une partie de The Faded Lineage. Quelque chose qui apparaît, se transforme et finit par s’effacer. Une image qui existe un instant avant d’en devenir une autre.
Il y avait aussi ses couleurs : des bleus grisés, des verts sourds, des blancs usés. Des couleurs passées. C’est une palette vers laquelle je reviens instinctivement.
Et puis il y avait cette idée de transmission, qui me plaisait : une peinture devenue couverture d’un livre, puis photographiée, recadrée, réinterprétée et finalement arrivée jusqu’ici. Une image qui porte encore la trace de ce qui l’a précédée, sans être tout à fait la même.
C’est probablement pour ça qu’elle est restée. The Faded Lineage n’est pas pour moi une histoire de choses parfaitement figées. Plutôt de ce qui est vivant, imparfait, de ce qui s’efface et revient autrement.