Enfant, je me souviens qu’on cochait des cases avec ce fameux bic bleu sur les pages des catalogues Yves Rocher.
Chez nous, Yves Rocher faisait partie du décor, çà et là. On feuilletait les catalogues, on hésitait, on cochait. Mon arrière-grand-mère, Bonne Maman, commandait déjà ses produits dans les années… je ne sais même plus lesquelles. Ma mère a fait de même. Et nous aussi, finalement.
Yves Rocher, j’aime bien. C’est une marque qui fait plein de cadeaux. On y va pour acheter une crème et on repart avec une trousse de voyage, un baume pour les lèvres au coco, une miniature de crème pour les mains au litchi, un petit gel douche au monoï…
Ah, parce que oui, le gel douche au monoï d’Yves Rocher. Souvent quelque part dans la salle de bain. Comme une odeur de « tout va bien ».
C’est une marque qui a fait partie de notre vie, sans faire de bruit. Elle fait partie des souvenirs de famille. Aujourd’hui encore, il m’arrive d’aller chez Yves Rocher, notamment pour ses soins hydratants.
Avant de donner son nom à une marque, Yves Rocher était un jeune Breton passionné de plantes. Dans les années 1950, il commence à élaborer une crème à base de ficaire, une plante utilisée traditionnellement en herboristerie, dans la maison familiale de La Gacilly. En 1959, il fonde sa maison de cosmétiques avec l’idée de rendre les soins à base de plantes accessibles aux femmes, même à celles qui vivaient loin des grandes villes. Pour ça, il choisit la vente par correspondance. Les produits voyagent par la poste, accompagnés de petites attentions.
Des années plus tard, durant des vacances en Bretagne, je suis allée visiter la Maison Yves Rocher, à La Gacilly. Je me souviens d’une visite agréable et nostalgique. Dans le musée, une vidéo retraçait l’histoire de la vente par correspondance et de ces catalogues sur lesquels on cochait les cases.
Et c’est là que le souvenir m’est revenu.
— Oh oui, c’est vrai ! On faisait ça, nous aussi !
C’est le genre de voyage où l’on retrouve un souvenir d’enfance au détour d’une visite. Un jour de pluie, je me souviens. Mais c’était beau. La Bretagne sous la pluie.
Après le musée, je suis évidemment passée par la boutique. Et je ne suis évidemment pas repartie les mains vides. Un soin contour des yeux aux algues marines, un masque à la camomille et d’autres choses…
J’ai visité les jardins. On y découvre tout le soin apporté aux plantes. Et La Gacilly elle-même, avec ses petites rues, ses maisons décorées et ses couleurs. Mais ce qui m’est resté de cette journée, plus encore que les jardins ou les produits, c’est cette impression familière.
C’était comme à la maison.
Sixtine
(Vous retrouverez ma sélection Yves Rocher dans le Shop, rubrique Beauté. En ce moment, quelques réductions, un gua sha offert et d’autres petites surprises vous y attendent.)